Chryso           
 
 

7. You'll never let me down

Il y a en musique des lois de l'attraction, certaines mélodies exigent l'emploi d'une langue précise.
Avec ce titre, "le zap" dans sa version originale (album "piano works"), j'ai eu beau essayer les sonorités latines...
Rien à faire. C'était... Shakespeare ou rien!  
Que faire? Renoncer ou tenter le coup malgré mon anglais un peu chaotique?
Soyons fou, me suis-je dit, en me lançant avec les moyens du bord ("Google traduction" et mon amie Johanna), espérons que, malgré mon accent tantôt "Aznavourien", tantôt " a little too much", le défi aura été relevé.
La nouvelle orchestration, faisant intervenir une fois de plus l'ensemble Jazz de l'Académie d'Auderghem, est quant à elle tout à fait majestueuse, merci Charles. 
You’ll never let me down
(Chryso / Charles Loos)
 
Please baby don’t let me down 
We are joined by freedom
And never mind what they say
this will forever be true                                                                        
 
Since I met you, I’ve never felt tied down  
Since I met you , i’ve never felt down
and hand in hand, forever
Deep in my heart
I hope everything will change again to be the same                                                                     
The same in French


S’il te plaît, chérie, ne me laisse pas tomber
C’est par la liberté que nous sommes liés
Et peu importe ce qu’ils disent
Ce sera toujours vrai
 
Depuis que je t’ai rencontrée, je ne me suis jamais senti  enchaîné
Depuis que je te connais, je n’ai jamais senti lassé 
Et main dans la main, pour toujours,
Du fond du cœur  
J’espère que tout changera encore
pour que tout soit pareil
Madeleine Litt, Julie Soblet
Madeleine Litt, Julie Soblet
My greatest fear
Is that you forget yourself
I know you know
The wind teaches us more
Than any locked door
Baby promise me
Don't lose your North


Feel what happens between us
When we come back to each other
Excited and so happy
to have done what we love
Feel what happens
When the energy
Taken elsewhere
Finally comes back to us                                           
Ma plus grande peur
est que tue t'oublies toi-même
Je sais que tu sais
que le vent nous enseigne plus
que n’importe quelle porte verrouillée
Chérie, promets-moi 
de ne pas perdre ton Nord
 
Ressens ce qui se passe entre nous
quand nous revenons l’un vers l’autre
excités et heureux
d’avoir fait tout ce que nous aimons
Ressens ce qui se passe
Quand finalement nous revient
L’énergie prise ailleurs 
Julie Soblet, Bernard Guyot, Emanuele Ciriolo
Julie Soblet, Bernard Guyot, Emanuele Ciriolo
Today, tomorrow, 
joy and sorrow
Like fertile fields
Will nourish our hopes
We find, in so many little things
the luck we can harvest
But
we feel at the same time
that happiness is found after sweat 
What’s most important for us 
is the trust that the other,
before passing,
does everything that has to be done



From afar, I feel your life in mine.
And this will forever be true.
That's why I am sure now,
you'll never let me down.
 
Aujourd’hui comme demain,
la joie et le chagrin
comme des champs fertiles
nourriront nos espoirs 
Nous sentons dans de multiples petites choses
la chance que nous pouvons récolter
Mais
nous sentons, en même temps,
que le bonheur est au bout de la sueur 
Le plus important pour nous
est la confiance que l'autre,
avant de mourir,
fait tout ce qui doit être fait.

De loin, je ressens ta vie dans la mienne.
Et ce sera pour toujours vrai.
Voilà pourquoi je suis sûr maintenant,
Que tu ne me laisseras jamais tomber.

8. Le jour s'étire dans les bras de la nuit

"Baião" est le quatrième mouvement d'une suite "In C minor" apparaissant sur l'album "Au fil du temps" (Charles Loos, Steve Houben, Quatuor Thaïs).
En voici une version piano - voix (chantée et parlée) à propos de ce que certains appellent "le syndrôme du nid vide". Attention, fragile.

 
Le jour s’étire dans les bras de la nuit
(Chryso / Charles Loos)
 
 
Le jour s’étire dans les bras de la nuit
Il fera clair jusque tard aujourd’hui
 
Je t’imagine sous le ciel du midi
Ici le gris reste sans éclaircies
 
Tu recommences une autre vie
Loin de tout, loin de nous,
Et puis loin surtout
De là où tu as grandi
 
Le jour se lève en délaissant la nuit
Il fera clair jusque tard aujourd’hui
 
Fuyant cet ennui quotidien
Où s’englue le destin dans le confort
Tu es partie tromper le sort
Dans ce pays où le soleil brille
Autant qu’il peut pleuvoir ici
Sans aucun remords
 
Pascale Snoeck sonorisation et enregistrement
Pascale Snoeck sonorisation et enregistrement
Serge Clément Directeur de l'Académie d'Auderghem
Serge Clément Directeur de l'Académie d'Auderghem
Et mon corps quelquefois aimerait
Pouvoir s’évaporer
Pour te retrouver
Comme au temps passé
Mon cœur est parfois vide
Comme une maison désenfantée
 
Le jour dessine des ombres couleur nuit
Il fera clair jusque tard aujourd’hui
 
Le dernier enfant qui s’en va
C’est une page qui se tourne
Et l’on sait qu’on n’y retournera plus
Déjà, avec le temps,
On avait appris à reculer, à ne plus trop anticiper 
Et la grande maison progressivement s’est vidée et est devenue un poids
Trop de pièces pour deux.
On se surprend à la vendre, à se mettre au vert,
A revivre à son rythme
Et au rythme de l’autre qu’on redécouvre et rechoisit.
 
On se prend un coup de vieux
Ou peut-être un coup de jeune.
Que va-t-on faire de tout ce temps soudain dégagé ?
S’engager ?
Que reste-t-il à vivre ?
Que reste-t-il à apprendre ?
Que reste-t-il encore à transmettre ?

Rassurez-vous, je suis si fier de vous être devenu moins utile.
Rassurez-vous, je retrouve intactes mes choses premières : le toucher, l’écriture et le chant.
 
 
Le jour attend le retour de la nuit
Il fera clair jusque tard aujourd’hui
 
Je t’imagine sous le ciel du midi
Ici le gris reste sans éclaircies
 
Tu recommences une autre vie
Loin de tout, loin de nous,
Et surtout loin
De là où tu as grandi
 
Le jour s’enroule dans les bras de la nuit
Il fera clair jusque tard aujourd’hui
 
Fuyant cet ennui quotidien
Où s’englue le destin dans le confort
Tu es partie tromper le sort
Dans ce pays où le soleil brille
Autant qu’il peut pleuvoir ici
Sans aucun remords
 
Et mon corps quelquefois aimerait
Pouvoir s’évaporer
Pour te retrouver
Comme au temps passé
Je me sens parfois vide
Comme une maison désenfantée
 
Le jour s’endort dans les bras de la nuit
Il a fait clair jusque tard aujourd’hui

9. Les souvenirs

Sur l'album "Un ange passe", Steve Houben, Charles Loos et Maurane (HLM 2) réalisent une belle version vocalo-intrumentale de ce titre, elle ne pouvait que m'inspirer... une nostalgie... mêlée d'espoir. Le texte récité au milieu de la chanson est habité du même esprit, il s'appelle "Mon rêve familier". Son auteur? Paul Verlaine.
Les souvenirs (Chryso / Charles Loos)
 
Les souvenirs qui passent à nos fenêtres
Ont plus à dire que ce qu’il peut paraître
Car ils font le tri, les souvenirs,
Dans tout c’qui s’est passé
Pour nous remettre au présent
Les instants où le temps
Etait comme absent
Les souvenirs passent
Et nous passons de même
Passe le temps
Mais en attendant
Faisons des instants
Dont nous pourrons nous souvenir encore longtemps
Tendrement.
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
                                                      (Paul Verlaine)
Les souvenirs qui passent à nos fenêtres
Ont à nous dire 
Ce qui pourra renaître demain

10. Catimini

Les fables animalières ont toujours été de mon goût. "Catimini" est écrit sur une musique de Charles appelée "L.A Jazz". On la retrouve sur l'album "Three times twenty"
Catimini  (Chryso / Charles Loos)
 
Je suis parti
En catimini
Pattes de velours
Sortie de secours
J’ai rien pris
De ce qui faisait ma vie
Ma litière
Et mes chattes de gouttière
 
La ville depuis longtemps m’ébouriffait le poil
Tous ces gens dans les files qui courent et cavalent
Après qui, après quoi au final ?
Dans un coude à coude infernal
Où l’on se tord, où l’on se mord
Dans un corps à corps
Quasi cannibale
Pour le moindre os à moelle
 
J’en ai eu ras-le-bol
Du gazole échappé des bagnoles
Et de tous ces petits riens
Qui mine de rien
Nous minent le moral au-delà de la normale
J’en ai eu assez
J’ai laissé là cette vie de chien stressé pour
Retrouver les oiseaux
Mon Dieu que c’est beau
La nature
Et puis l’air pur 
La vie à la campagne m’éloigne des soucis
Je peux dire qu’ici tout me sourit hi hi !
Et si j’ai soif, je lape le bon lait des vaches
J’en ai souvent plein les moustaches
Comme c’est délicieux
De vivre ainsi comme ça sous les cieux
D’un petit coin de paradis
Où la sieste pardi
Jamais ne se négocie
Un petit coin pépère
Où coule la plus jolie des rivières
Sans se dépêcher trop
 
A l’heure de l’apéro
Faut pas me chatouiller trop
Mais à l’heure des amours
Les chatteries je suis pour
Si tu m’approches
A contre-croche
Faut pas t’étonner si je t’amoche la caboche
Pchhhh
Nonchalamment je m’en vais
Promener dans les champs
Mon élégance et ma petite gueule d’amour
Miaou, miaou, miaou
Où te caches-tu, tigresse d’amour ?
Mon âme sœur, ma griffe de velours !
 
J’en ai eu ras-le-bol
Du gazole échappé des bagnoles
Et de tous ces petits riens
Qui mine de rien
Nous minent le moral au-delà de la normale
J’en ai eu assez
J’ai laissé là cette vie de chien stressé pour
Retrouver les oiseaux
Mon Dieu que c’est beau
La nature
Et puis l’air pur
Les souris
La sieste pardi
Le lait de vache
Dans les moustaches
             
Je suis parti
En catimini
J’en avais marre de voir dans le noir
Tous ces illuminés
Obnubilés
Par une idée :
« faut s’éclater ! »
 
ouch !
Je suis parti
En catimini par la première sortie
Et depuis
  
Pour rien au monde jamais je n’y retournerai
La ville, pour moi c’est terre minée
Ici tous les toutous sont taquins, coquins, sereins, sympas
Et s’essayent à la vie de chat
La vie de chat ! 
Nicolas Renaut
Nicolas Renaut



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